22/04/2012


Bienvenue sur le site de Charles Bottarelli

Vous trouverez dans ces pages une présentation de ses ouvrages, ainsi que deux ou trois considérations sur des choses et d'autres...

Deux nouveautés:

1 Le nouveau Souny: Les Vérités du Barrage



Dans quelques semaines le village des Salles sur Verdon va être englouti pour permettre l'édification d'un barrage. La population se divise entre les pro et les anti. Cette catastrophe collective suscite l'éclosion de drames individuels, de querelles cachées, de règlements de comptes. Le jeune Benjamin découvre l'amour authentique avec Annie, et le jeune couple décide de refuser l'antagonisme latent en formant des projets pour son avenir. Dans une maison abandonnée, il découvre un lourd secret qu'il préfère étouffer pour ne pas alimenter la confusion.
(Parution: 18 août 2017)






2 Une réédition: Alice et les Chemises noires                                (Editions Phénix d'Azur)


                                                            C'est la réédition de "Alice l'Italienne"" paru en 2006 chez un éditeur qui ne croyait pas utile de passer par un diffuseur, de sorte que sa diffusion est demeurée confidentielle. 
Aujourd'hui, un véritable éditeur connaissant son métier (Phénix d'Azur) a décidé de reprendre ce texte, sous le titre qu'il aurait dû avoir dès le départ. 
L'histoire: alors qu'il déambule dans un cimetière italien, l'auteur a son attention attirée par un médaillon portant le portrait d'une jolie jeune femme. En découvrant les dates de sa naissance et de sa mort, il comprend qu'elle a vécu sa courte vie sous le règne de Mussolini. Dès lors, il veut essayer d'imaginer ce qu'a été cette vie: que faisait-elle? Pourquoi cette mort si jeune? Comment a-telle vécu ces années sous la férule du fascisme?
Cette "biographie imaginaire", en nous transportant dans le quotidien de notre soeur latine, nous renvoie à des moments de notre propre histoire  (Parution 20 juin 2017)

" J'ai reçu ton livre ce matin, et depuis je marche en Italie, sous le soleil de juillet ou la brume de novembre. On invente une Alice et on en tombe amoureux, surtout lorsqu'elle est aussi audacieuse et belle. Ton Italie aussi est forte, sensuelle, et pleine de vie."     (René Frégni)





L'héritier de la Bartavelle  (Editions Lucien Souny)


En 1907, le Midi est secoué par une révolte en solidarité avec les viticulteurs frappés par la mévente du vin due essentiellement aux trafics dont ce produit fait l'objet.
Au Mas de la Bartavelle, Honoré, patriarche autoritaire et conservateur, lui-même trafiquant, entre en conflit avec son fils Alexandre, un moderniste qui se range du côté des révoltés avec le soutien de la jolie Céline. Le conflit ne se résoudra qu'avec la disparition d'un des protagonistes

(Ce titre a été acquis par les Editions Feryane pour une version en gros caractères à l'intention des mal-voyants)

La Dame à la Simca (Editions Lucien Souny)




Quand ils arrêtent une jolie femme pour une banale infraction routière, les gendarmes de Tarascon ne savent pas encore qu'ils mettent fin à une cavale de dix ans d'un personnage hors du commun. Virtuose du mensonge et de la manipulation, cette criminelle dénuée de la moindre morale sème le mal sur son passage. Et pourtant, on finit presque par s'apitoyer sur cette destinée à la dérive...
C'est la libre adaptation romanesque d'une affaire authentique.




Passions sur les terres rouges    (Editions Lucien Souny)



1936, année de batailles et d'espoirs.
Dans le milieu des travailleurs de la bauxite, les passions sont celles qui jaillissent de l'espoir du Front populaire. Mais ce sont aussi celles résultant des liens qui unissent Emile et Julie dont les familles se déchirent en raison d'un vieil antagonisme. Les deux héros parviendront à imposer la raison en choisissant un destin inattendu.





   Les moutons de Jean-Baptiste    (Editions Lucien Souny)

Ce roman est une adaptation d'un fait divers du XIXème siècle à l'occasion duquel un paysan illettré parvient à élaborer une machination redoutable pour se faire attribuer un héritage. Parvenu à ses fins, il sera victime de son impatience en commettant un crime qui le conduira à l'échafaud.
                                   
Cet ouvrage a obtenu le Prix 2014 de l'Académie Littéraire de Provence
 (Existe aussi en édition de poche (Souny Poche), 6,50€




    La vigne aux secrets   (Editions du Mot Passant)


On y retrouve, vingt ans après, les quatre principaux personnages de "La colère des rusquiers". Armand et Isabelle sont devenus, par les hasards de l'existence, propriétaires d'une exploitation viticole. Ils y ont été rejoints par Frédéric  et Monette. Alors qu'Armand est un viticulteur dynamique et innovant, des faits troublants perturbent la vie de l'exploitation. Au moment où un drame se produit, on découvre le lourd secret qui empoisonnait l'existence de Frédéric.






   La colère des rusquiers      (Editions du Mot Passant)

Ce roman nous conduit chez les travailleurs du liège -les rusquiers-, au milieu du 19ème siècle dans le massif des Maures.
Les ouvriers se réunissent dans les "chambrées", où ils débattent de la République telle qu'ils la voudraient. Ils entrent en conflit avec le très hautain et bonapartiste marquis de Vitalis, propriétaire de la forêt. Isabelle, sa propre fille, rompt avec son milieu pour vivre avec l'un des ouvriers, Armand. A la suite du coup d'Etat du 2 décembre 1851, six mille insurgés se lèvent pour marcher sur la préfecture. Armand et Isabelle sont de ceux-là. Mais les révoltés sont écrasés par l'armée de Louis Napoléon. Il en résultera trois mille arrestations, dont celle d'Armand. La sanction qui le frappe va bouleverser la vie du couple.





Bloc-notes

MOUANS SARTOUX: un Festival du Livre...ou du mépris?

Une année vous souhaitez participer à la fête du livre de Mouans Sartoux. Vous adressez donc un mail de candidature à l'organisation. Pas de réponse. Au fil du temps, vous renouvelez une fois, deux fois, et au quatrième mail sans réponse vous abandonnez.
Quelques années après, c'est votre éditeur qui se charge de la démarche. Chic, ça marche! Enfin, presque. Le 24 juillet vous recevez une réponse qui vous précise que votre candidature est retenue et que, début septembre vous connaîtrez le libraire qui vous accueillera. La même réponse vous informe que vos frais ne seront pas pris en charge par l'organisateur. Original! Vous avez déjà quelques salons du Livre derrière vous et vous n'avez jamais vu ça. Mais en vous informant tant auprès de l'éditeur que de collègues, vous apprenez qu'il y a deux sortes de participants: ceux qui sont dits "invités" et dont les frais sont assumés par l'organisation, et les autres qui n'ont qu'à se débrouiller. Vous envoyez un message de demande d'explication et là vous retombez dans le régime "pas de réponse". Tant pis, vous verrez bien la suite. Début septembre, comme on vous l'avait promis, vous attendez l'information sur le libraire qui vous accueillera, et le 20 septembre vous n'avez rien reçu. Vous consultez alors le site du salon pour constater que vous ne figurez pas sur la liste des participants.
Résumons-nous: absence systématique de réponses aux questions, tri arbitraire entre les auteurs pris en charge et les vulgaires dont vous êtes, ce foutage de gueule est surtout la manifestation d'un mépris insupportable à l'égard des auteurs. Alors, puisque Mouans Sartoux n'est pas indispensable dans votre existence, vous décidez de ne plus jamais postuler. Mais vous avez le sentiment d'avoir eu affaire à une belle bande de gougnafiers.



Il y a "fête du livre" et "fête du livre"

On dit que le livre ne se porte pas très bien, et pourtant, désormais, le moindre village veut disposer de sa fête. Certains le font très bien: accueil sympathique pour les auteurs, public informé à l'avance, appel au libraire local pour la gestion des livres...Mais chez d'autres, c'est une improvisation calamiteuse qui traduit le fait qu'on a voulu avoir "sa" fête pour faire chic, parfois sans doute à la demande du maire qui se trouvait en retard sur le voisin, et qu'on a trouvé cette idée pour animer le quotidien au même titre qu'un concours de boules.
 Voilà donc les ingrédients pour arriver à rater totalement une fête du livre:
- négliger l'appel à un libraire pour l'approvisionnement en ouvrages. C'est le meilleur moyen pour se retrouver avec une majorité d'auteurs auto-édités,  ceux qui arrivent avec leur valise bourrée de leur production, et qui, disposant là de leur seule occasion de diffusion, interpellent le passant comme un camelot vendant ses savonnettes. Ne tirons pas sur les auto-édités: Proust a commencé ainsi. Mais pour un Proust, combien de dizaines de naïfs persuadés qu'ils ont produit un ouvrage majuscule, alors qu'il ne font que nous parler d'eux-mêmes et de leur nombril? Si aucun éditeur n'a voulu d'eux, il doit bien y avoir une raison.
- noyer la fête du livre en confiant l'organisation à un prestataire extérieur qui sera surtout là pour proposer des produits locaux, du nougat, du vin, de la confiture, et qui n'a rien à faire des livres. (Exemple vécu: celui-là vous propose de faire une courte conférence sur le sujet de votre choix, et ne se préoccupe ni de trouver une salle ni même des sièges pour un public qui ne vient pas, et c'est heureux puisqu'on ne l'a pas informé de la conférence. Mon ami René Frégni et moi avons connu en même temps cette mésaventure).
- demander une participation à l'auteur pour le repas. Le montant n'est pas en cause, il est généralement raisonnable. Mais c'est une question de principe. Sans auteurs, pas de fête, et ceux-ci acceptent de venir passer une journée sur leur temps libre. Ils ne demandent pas toujours le remboursement de leurs frais de déplacement, d'autant plus qu'on le leur propose rarement. Alors, leur demander de payer leur repas relève de la simple muflerie.
- dans le même style, proposer à l'auteur de ...louer la table sur laquelle seront exposés ses livres! 
Une proposition reçue récemment m'a fait découvrir une variante cocasse: inviter l'auteur à apporter la nappe pour couvrir la table d'exposition;
- vu également, l'organisateur qui, pour prouver son dynamisme, vous adresse l'affiche qu' il a prévu de diffuser pour annoncer la manifestation et qui comporte une magistrale faute d'orthographe.

Pour se consoler, il existe heureusement des animateurs dévoués et compétents qui croient en la cause du livre, et qui savent éviter l'amateurisme brouillon.
  

Amis auteurs, fuyons les parasites!

Comme d'autres confrères, sans doute, je viens de recevoir sur ma messagerie les propositions d'un individu élisant domicile en Gironde, dont le projet laisse pantois. Il s'agirait pour les auteurs de citer dans leurs ouvrages des marques commerciales (supposons Amora, Olida ou les dragées Fuca), et ce petit monsieur, grâce à son entremise, promet, de la part des maisons intéressées, une rétribution! Il est probable que ce philanthrope prélèvera sa commission au passage. Au cinéma, ou dans les téléfilms, cela s'appelle du "placement de produit". L'arrogance publicitaire ne connaît plus de limites, et l'appétit des parasites non plus. Comme j'ai livré à cet olibrius ma façon de penser, il m'a aimablement répondu en me traitant de connard, ce dont je ne peux que me flatter